Nick Chester : Par monts et par vaux

Après que les deux voitures ont franchi le drapeau à damiers dans le top dix en France, l’équipe prend la direction des collines autrichiennes. Nick Chester, directeur technique châssis, décrit les principaux défis de Spielberg tout en jugeant la prestation de l’écurie à domicile.

En quoi le circuit de Spielberg est-il à part ?
Ce tracé culmine à près de 700 mètres d’altitude. Par rapport aux courses précédentes, il est un peu plus éprouvant pour les freins et le moteur. C’est le tour le plus court de l’année puisqu’il dure environ 64 secondes. Malgré cela, il n’en reste pas moins piégeux et il est très typé « moteur » avec trois lignes droites assez longues, d’où une grande proportion du tour passée à pleine charge. On y retrouve un virage lent, les autres étant à moyenne ou haute vitesse. Trouver le bon équilibre est donc tout un défi.

Comme l’an dernier, les pneumatiques seront au centre de l’attention en Autriche. Il y a eu du blistering en France et Spielberg s’avère plus difficile pour la gestion des pneus. Le week-end s’annonce très chaud et cela pourrait à nouveau provoquer des cloques sur la gomme. Nous y serons attentifs dès nos essais sur les longs relais vendredi. Le circuit présente également de gros vibreurs pouvant déstabiliser les monoplaces.

Quel est le bilan de l’équipe à domicile ?
C’était un week-end mitigé dans l’ensemble. Nous avons eu un peu de mal vendredi, mais nous avons effectué des progrès avant les qualifications. Nous ne nous sommes pas aussi bien qualifiés que nous le souhaitions et notre position sur la piste en a pâti. Notre rythme de course était bon avec les deux voitures et les points de Nico étaient entièrement mérités après son excellente prestation le voyant passer de la treizième à la huitième place.

Comment les évolutions se sont-elles comportées ? Les reverrons-nous en Autriche ?
Il faut du temps pour découvrir et comprendre les nouvelles pièces. Elles étaient globalement positives et nous les réutiliserons en Autriche. C’est toujours un défi d’enchaîner deux Grands Prix en deux semaines, donc la monoplace sera en grande partie la même qu’en France.

Share