Un jour dans la vie d’Esteban Ocon,
Pilote de Formule 1 pour Renault F1 Team

Quelles sont vos responsabilités professionnelles ?
J’ai un rôle immense en tant que pilote de course. Plus de mille personnes travaillent sans relâche derrière moi pour construire une voiture fantastique dont je suis responsable des performances avec Daniel. Elles y consacrent des milliers d’heures, donc c’est une grande responsabilité d’être le dernier rouage et de faire du bon travail.

Décrivez-nous votre journée type de travail…
Tout d’abord, je me couche très tôt. J’essaie de m’endormir le plus tôt possible dès que nous avons fini toutes nos activités sur le circuit le samedi soir. Toute ma préparation commence le dimanche matin. Je me réveille et je me mets à boire tout le temps. J’ai toujours une bouteille d’eau avec moi comme je sais que je risque de me déshydrater pendant la course puisque 80 % d’entre elles sont disputées dans des conditions très chaudes.

Ensuite, je m’échauffe avec l’aide de Dan, mon physio. C’est à cet instant que j’arrête de boire comme je suis prêt à prendre le volant. Entretemps, nous avons des réunions et des briefings sur la stratégie d’avant course. J’aime préparer mes départs et m’entraîner autant que possible avant de monter dans la voiture. Sur la grille, j’échange une dernière fois avec les ingénieurs et c’est le moment d’y aller ! Sur le plan nutritionnel, j’ai un gros petit déjeuner et un déjeuner plutôt léger.

Pourquoi avez-vous eu envie de devenir pilote et quel est votre parcours ?
Je suis tombé dans la mécanique et les moteurs dès mon plus jeune âge. Mon père est mécanicien, donc je m’y suis intéressé durant mon enfance. J’ai commencé le karting en France, puis je suis passé en monoplace avec la Formule Renault. En 2014, j’ai été recruté par le programme de jeunes pilotes de Lotus, puis j’ai remporté le Championnat d’Europe FIA de Formule 3 et les GP3 Series avant une première expérience en Formule 1 lors d’essais libres à Abu Dhabi. J’ai ensuite eu ma chance avec Manor, puis j’ai piloté pour Force India.

Quel est votre meilleur souvenir ?
Probablement mon premier bon résultat en F1, une cinquième place à Barcelone en 2017.

Le pire aspect de votre travail ?
Je dirais les voyages. Cela peut sembler un peu fou parce qu’il est cool de voyager, mais aller à l’aéroport, l’attente, puis les longs vols peuvent être difficiles. Vous êtes fatigué quand vous arrivez et il faut du temps pour se sentir à nouveau frais ! C’est un peu chronophage, donc ce serait fantastique d’avoir le pouvoir d’être à un endroit en un claquement de doigts.

Et le meilleur ?
Piloter une Formule 1 ! C’est tellement bon quand les sensations offertes par la monoplace sont au rendez-vous tout en sachant que vous l’avez développée avec l’équipe pour l’exploiter comme vous le voulez. Je trouve cela merveilleux et aucune voiture ne surpasse une F1 à son maximum.

Comment relâchez-vous la pression après le travail ?
Je ne suis qu’un jeune homme normal. Si j’ai du temps libre, je m’entraîne, mais je sors ensuite avec des amis pour m’amuser en allant au cinéma, jouant au bowling, au billard ou quelque chose de cool. J’aime déconnecter un peu.

Que faites-vous avant de vous coucher ?
Je regarde toujours YouTube ! Des choses drôles, des vidéos de voiture ou du contenu de youtubers français. Je m’endors très tôt et une bonne nuit de sommeil dure normalement douze heures pour moi.

Quel autre métier auriez-vous pu faire ?
Je pense que j’aurais été motard ou pilote dans une discipline différente. N’importe quoi avec un moteur, comme du motocross, de la moto ou quelque chose du genre !

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